"L’alcool est tératogène et c’est la drogue la plus dangereuse pour le développement de l’enfant à naître avec, dans les cas les plus graves, l’apparition d’un syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) et plus largement, les troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF). Même à de faibles niveaux de consommation (fréquence et nombre de verres d’alcool consommés), des problèmes psychologiques ou émotionnels et des problèmes comportementaux ont été décrits [3] (voir article p. 9). Le SAF constitue aujourd’hui la première cause non génétique de handicap mental évitable. Ses conséquences s’étendent bien au-delà de l’enfance : difficultés scolaires, sociales et d’insertion professionnelle à l’âge adulte ; et elles illustrent la dimension intergénérationnelle des dommages liés à l’alcool."
Mickael Naassila,
professeur de physiologie,
université de Picardie Jules-Verne,
Groupe de recherche sur l’alcool
et les pharmacodépendances
(Grap – Inserm, UMR 1247),
président de la Société française
d’alcoologie et d’addictologie.